En 2005, seule 13,3 % de la population des 15-59 ans vivant en Guyane étaient nantis d’un diplôme de l’enseignement supérieur (contre 26,8% dans l’Hexagone).

On pouvait observer aussi que :

– Presque la moitié des habitants de Guyane avait moins de 20 ans (deux fois plus que dans l’Hexagone),

– au 15 octobre 2008, 70 000 jeunes étaient scolarisés, + 2,8% par rapport à l’année précédente,

– 38 000 jeunes avaient entre 15 et 29 ans, soit 24% de la population totale,

– 55% d’entre eux n’avaient aucun diplôme,

– Le taux de scolarisation était de  97%.

L’environnement éducatif guyanais

Evolution du nombre de bacheliers en forte hausse :

A la session 2008, 1 325 candidats ont obtenu leur diplôme du baccalauréat, soit 150 de plus

Qu’à la session 2007.

Les séries générales représentent environ 65% des admis, les séries technologiques 20% et le

Baccalauréat professionnel 15%.

Cette progression se poursuit en 2009, avec 1 478 bacheliers, dont 698 en baccalauréat général (S, ES et L), soit une progression de 14% par rapport à l’année précédente.

Elévation de niveau dans les diplômes :

En ce qui concerne le niveau des néo-bacheliers, on constate qu’il est aussi en hausse.

La proportion de bacheliers récompensés d’une mention (Assez Bien, Bien ou Très Bien) est, en effet, passée de 28% en 2007 à 29% en 2008.

Difficultés d’orientation Post-BAC :

Sur ces 1 325 admis de la session 2008, 925 bacheliers poursuivent des études dans le supérieur à la rentrée 2008, soit 69,8%.

Après la session 2007, ils étaient 837 à avoir poursuivi, soit 71,5% des admis.

Pour une grande majorité, c’est vers l’université qu’ils s’orientent (61%), 23,2% se dirigent vers une section de technicien supérieur (STS) ; 9,4% optent pour un Institut Universitaire de

Technologie (IUT) et 6,4% pour une classe préparatoire aux grandes écoles (CPGE).

Formation supérieure en Guyane :

Les deux licences tertiaires proposées alors par l’Université de Guyane (IESG – Institut d’Etudes Supérieur de Guyane) sont le Droit et l’AES (Administration Economique et Sociale) et elles ne satisfont pas pleinement les étudiants qui, à l’image de ceux de l’Hexagone, sont en Guyane à la recherche de formations clairement tournées vers la professionnalisation.

L’offre de formations, en somme, reste relativement restreinte. C’est dans ce cadre que s’inscrit le projet de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Région Guyane.

Orientations générales :

Les propositions formulées par la CCIG en terme de formation intègrent totalement les paramètres énoncés plus haut, visant à :

  • Satisfaire les besoins immédiats et du court terme par des formations d’ajustement répondant directement aux attentes recensées des entreprises,
  • Satisfaire les besoins sur le court ou moyen terme sur des secteurs structurellement déficitaires (comptabilité) ou à forte évolution (distribution),
  • Satisfaire les besoins sur le moyen et long terme, sur des fonctions d’encadrement s’adaptant à des secteurs différenciés et permettant leur dynamisation.

L’ouverture de l’Ecole de Gestion et de Commerce (EGC) et, à terme, d’une classe préparatoire à l’entrée dans les grandes écoles de commerce (prépa HEC) répondent à ce défi.

L’ouverture d’un CFA proposant des formations consulaires dans les domaines de la comptabilité, de la distribution, de la vente et du management répond globalement à ces objectifs.