L’ALTERNANCE UN PARCOURS GAGNANT-GAGNANT

L’alternance, c’est un point de convergence entre une entreprise et un jeune, l’une exigeant des compétences de bon niveau, l’autre aspirant légitimement à la qualification et à l’expérience professionnelle. Là réside toute la cohérence d’une démarche qui associe emploi et formation.

Àu CFA, scénario en deux temps pour un BTS par alternance…

LE TEMPS DE LA SÉLECTION

Dès le mois de mars : dépôt du dossier de présélection

Les dossiers des jeunes sont recevables de mars à septembre, mais évidemment, le plus tôt est le mieux pour se consacrer ensuite à la recherche d’une entreprise d’accueil.

Première étape, la pré-admission

Une étape qui est déterminante, car éliminatoire à chacune de ses phases. Le responsable pédagogique procède à l’examen du dossier scolaire. S’il est retenu, le candidat est convoqué à des tests et à un entretien. La réussite implique l’admission, définitive après la signature du contrat avec une entreprise.

Précision importante, la pré-admission est impérative. Disposer préalablement d’une entreprise d’accueil. Cela permet d’obtenir un ticket d’entrée au CFA, sous conditions de disponibilité, bien sûr.

DEUXIÈME ÉTAPE, LA RECHERCHE D’UNE ENTREPRISE

Le jeune est convié à une réunion de techniques de recherche d’emploi, puis suivi individuellement dans sa recherche. Ainsi, il rencontre toutes les semaines son référent, le chargé de relations entreprises, pour faire le point. Le processus peut s’étendre jusqu’à la fin septembre et s’achève par la signature du contrat jeune/entreprise.

Le CFA accompagne les jeunes dans la recherche d’entreprise. Mais à la CCI Guyane, on tient à cette démarche volontaire de leur part, quitte à éliminer celui qui ne fait manifestement aucun effort. Pour sa part, l’entreprise n’intervient qu’au moment de la signature du contrat.

LE TEMPS DE LA FORMATION

Septembre : la rentrée au CFA !

La première année s’étend de septembre à juillet, la seconde de septembre à avril. Le tempo est parfaitement syncopé : une semaine au CFA, une semaine en entreprise, sans suivre le rythme scolaire, et pour cause. En mai de la seconde année, examen final du BTS, un examen d’État. Le contrat avec l’entreprise étant de 24 mois, de date à date, le jeune le poursuit jusqu’à son terme. Suit l’insertion professionnelle dans l’entreprise d’accueil ou non, ou la poursuite d’études.

Les résultats obtenus grâce au contrôle continu contribuent à valider l’examen final. En cas d’échec, l’apprenti peut éventuellement refaire une année. Tout au long du parcours de formation, le jeune peut tabler sur un suivi extrêmement rapproché, en cours comme en entreprise.

LES AVANTAGES DE L’ALTERNANCE

Une formation rémunérée par l’entreprise, diplômante et qui constitue autant d’années d’expérience professionnelle,

Un réseau de 400 entreprises partenaires,
2 Apprentis sur 3 obtiennent leur diplôme,
9 Apprentis sur 10 parviennent à s’insérer dans le monde du travail.
POURQUOI UN ESPACE CONSULAIRE DE FORMATION ?
L’ouverture de l’Espace Consulaire de Formation Jean-Pierre Prévot est l’aboutissement d’une démarche visant à optimiser l’offre de formation et son déploiement au service des étudiants guyanais, réalisé depuis 1993 dans le cadre de l’Institut Consulaire de Formation (ICF).

L’autre objectif est aussi de construire des parcours de formation adaptés et innovants, en cohérence avec notre environnement socioéconomique local mais aussi frontalier.

OBJECTIF D’INTÉGRATION SOCIALE

Forte d’une richesse propre à la grande diversité de sa population, la jeunesse guyanaise doit pouvoir bénéficier d’une élévation de son niveau de qualification, dans tous les secteurs d’activité.

Cette intégration sociale passe naturellement par une meilleure qualification de jeunes vivants en Guyane, afin de constituer un vivier local à même de répondre aux besoins du marché du travail. C’est cette volonté qui a motivé l’ouverture de l’Ecole de Gestion et de Commerce.

D’autre part, pour répondre totalement au concept d’«ascenseur social», des passerelles ont été créées entre les différentes composantes du dispositif de formation de la CCIG, mais aussi avec certaines filières étatiques existantes : en créant un ensemble homogène veillant à ne laisser personne sur le bord du chemin, en favorisant l’accès à ces formations à ceux déjà formés dans le second degré et dans l’enseignement supérieur qui ne trouveraient pas de réponse locale adaptée mais qui ont la volonté de s’insérer dans le tissu économique local pour le dynamiser.