Compte rendu de la réunion des socioprofessionnels / État -Collectivités locales et Banques du 8 juillet 2020 à l’Auditorium de la CCI Guyane.
 
Lundi 6 juillet, une trentaine de personnes se sont retrouvées à Montjoyeux les Vagues, à l’invitation de M. Dominique MANGAL, Président du club Des entreprises, et de Mme Hélène PAUL, Vice-Présidente de l’Association des Hôteliers.
Étaient représentés la CCIRG, la CMA, la Chambre d’agriculture , le Comité de pêche, la CPME, le Groupement des restaurateurs , l’Association Citoyennes/Citoyens …et sans doute d’autres structures qui ne se sont pas présentées. 
 
La CCIRG a proposé une réunion avec les élus ( CTG, communes et intercommunalités), la Préfecture , la DRFIP, la Dieccte , les banques , le médiateur du crédit ….
 
Ce mercredi 8 juillet, cette réunion s’est tenue. Étaient présentes environ 120 personnes. 
La première table ronde a réuni le président de la CTG , le sous-préfet chargé des questions économiques, le DRFIP et le Président de l’Association des maires de Guyane.
Beaucoup de questions ont été posées sur les horaires du couvre-feu, la date de réouverture des restaurants, les délais de paiement de la commande publique, l’annulation des charges patronales pour 2020, l’annulation des impositions auxquelles les entreprises sont soumises pour 2020.
La présidente de la CCIRG, Mme Carine Sinai-Bossou, a présenté une liste de 10 demandes, élaborées en collaboration avec la CMA, le MEDEF, la CPME et la MPI.
La CTG a présenté longuement tous les dispositifs mis en œuvre, les procédures pour tous les fonds qu’elle gère dans le cadre des mesures d’aides.
La Présidente de la CCI Guyane, Carine Sinaï-Bossou, mercredi 8 juillet 2020
Cette partie de la réunion a duré environ 2 heures.
A l’issue de cette première partie, les autorités de l’Etat ont indiqué qu’elles soumettront ces demandes au Premier ministre, Jean Castex, qui se rendra en Guyane ce dimanche 12 juillet.
 
Le deuxième volet était consacré à la doctrine des banques en ce qui concerne le PGE (Prêt Garanti d’Etat) et les facilités de trésorerie pour les entreprises.
 
Ont répondu à l’invitation la Caisse d’Epargne, la Poste, le Crédit mutuel (Mme Mathurin était présente dans la salle) et le médiateur du crédit (IEDOM).
La BNP et le Crédit Agricole se sont excusés. Les autres banques n’ont pas répondu.
Cette partie de la réunion a porté sur les conditions d’obtention des PGE, les difficultés que rencontrent les entreprises pour obtenir les attestations de régularité sociale et fiscale, l’absence de centre de décision en Guyane pour le secteur bancaire.
Les représentants des banques ont indiqué qu’ils n’exigent pas les attestations sociales et fiscales mais seulement une attestation de l’expert comptable mentionnant que l’entreprise est à jour ou bénéficie d’un moratoire.
 
A l’issue des débats, qui ont duré 3h 40, la CCI Guyane fait le constat suivant :
1 – Les chefs d’entreprise n’ont pas reçu de réponses concrètes à leurs demandes d’aides financières urgentes; 
2-Les banques présentes sont celles qui ont une politique souple. Il n’a pas été possible de connaître la position des autres banques;
3-Enfin, les collectivités locales ont elles-mêmes de grandes difficultés financières en raison de la perte de recettes fiscales.
 
Il faut donc que l’Etat tire les conséquences des questions posées et mette en place une cellule commune avec la CCI, la CMA, la Chambre d’agriculture et le CRPM pour traiter les demandes d’aides des entreprises et obtenir des réponses concrètes et adaptées à chaque entreprise.
 
Le temps des réunions et des discours est terminé. Maintenant il faut des actes.
Sinon l’économie guyanaise va subir une forte dépression au cours du dernier trimestre 2020.
 
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